Tête de liste de la liste citoyenne Brioude autrement.
J’aurai 57 ans le 15 mars prochain. Je me suis installé en Auvergne et je travaille à Brioude depuis 1995. J’ai choisi ce territoire parce que je croyais en ses atouts et que j’y voyais un lieu, des gens disposés à m’accueillir pour y construire ma vie. J’ai d’abord habité à Auzon, puis à Autrac, où les habitants m’ont fait confiance en m’élisant maire en 2008. J’y ai exercé trois mandats, avec l’exigence toujours renouvelée du travail bien fait, une présence constante sur le terrain, une détermination sans faille à aller au bout des dossiers.
Je viens d’un milieu ouvrier. J’ai grandi à Goussainville, dans un quartier populaire de la banlieue nord de Paris, puis en Seine-et-Marne, dans ces lotissements éloignés de tout. Très tôt, j’ai compris ce que voulait dire se débrouiller, ne rien lâcher, avancer malgré les obstacles. Grâce au travail et à la persévérance, j’ai pu faire des études en sciences sociales à Paris. Mais je savais que je ne voulais pas rester dans cette ville. J’ai choisi l’Auvergne pour y fonder une famille, à la naissance de mon premier enfant.
Je suis père de trois enfants. J’ai pris un congé parental à la naissance de ma fille. Cette période m’a profondément marqué : elle m’a appris ce que signifie gérer le quotidien, le manque de temps, la fatigue, en d’autres termes ce que vivent la plupart des mères de famille. Depuis ma séparation il y a quatre ans, je vis à Brioude, un territoire auquel je suis profondément attaché, où je travaille et m’engage depuis maintenant plus de trente ans.
Brioude, c’est une ville que je connais bien. J’y ai travaillé comme directeur de l’association RELAI, aujourd’hui Ado.com. J’y ai rencontré des jeunes et leurs familles, ainsi que les partenaires institutionnels. J’ai vu les difficultés, mais aussi les potentiels que portent en eux les adolescents. Je sais à quel point les jeunes ont besoin de repères, d’un cadre, d’activités, de perspectives. Une ville qui laisse sa jeunesse de côté se prive de son avenir. Je refuse cette fatalité.
J’ai toujours été dans l’action. J’ai porté et accompagné des projets concrets à Brioude : restaurant solidaire, jardins partagés, ludothèque itinérante, partagerie. J’ai enseigné et formé des jeunes au sein de nombreux ateliers dans les écoles, publiques comme privées.
Mon objectif a toujours été simple : créer des lieux, des moments, où le vivre ensemble devient réel, où la solidarité n’est pas un mot, mais une pratique quotidienne.
J’ai aussi créé Télé Regain, une télévision locale pour valoriser les initiatives du territoire. Je crois profondément que montrer ce qui fonctionne, ce que les habitants inventent, ce qu’ils construisent, renforce l’appartenance à une démarche collective.
Ma vie personnelle et mon engagement public reposent sur les mêmes valeurs : le respect du travail, la dignité, la solidarité. Je me bats pour celles et ceux qui vivent et font vivre le territoire : salariés, travailleurs indépendants, artisans, commerçants, agents publics, retraités, familles. Je connais aussi les difficultés liées à la perte d’un emploi, à l’accès aux services et à un logement, à la garde d’enfants, au sentiment d’abandon. Je sais aussi ce que produit le laisser-aller d’une municipalité : moins de services, moins d’habitants, moins de vie. Si le déclin démographique est une réalité nationale, il ne doit pas devenir une fatalité à Brioude, qui a besoin de conserver ses habitants et sa jeunesse.
Mes 18 années de maire d’Autrac m’ont forgé une solide expérience, que je suis prêt à mettre au service de Brioude. Dans une commune rurale, on touche à tout : finances, voirie, économie, culture. Il faut être rigoureux, organisé, et surtout présent.
Ce que j’ai aussi appris, c’est qu’un maire doit connaître les institutions de sa commune, sans en rester prisonnier. Je suis donc un homme de dossiers, mais aussi un homme de décisions. Je travaille chaque sujet avec méthode et persévérance. Les réunions communautaires, le travail dans les syndicats (SGEB, SICTOM,…), l’étude approfondie des dossiers m’ont permis de comprendre les réalités financières et techniques d’une collectivité, sur lesquelles sont amenés à agir les élus, à l’instar de Marie-Christine Degui, engagée aussi à mes côtés.
Dans une commune, chaque euro compte : une évidence trop souvent oubliée. C’est pourquoi j’ai toujours défendu une gestion juste et responsable de l’argent public, sans gaspillage. Je sais dire non quand c’est nécessaire. Je sais aussi prendre le temps, repousser une décision quand elle n’est pas suffisamment mûre.
Le courage, ce n’est pas d’aller vite, c’est de faire juste.
À travers mes engagements et les réseaux d’élus, notamment de maires ruraux, auxquels je participe, j’ai également pris conscience d’une chose essentielle : nous devons adapter notre manière de vivre aux risques à venir. Ceux-ci sont nombreux, mais nous avons aussi la chance de désormais bien les connaître : hausse des coûts, tensions sur l’eau et l’énergie, épisodes climatiques plus violents, fragilités sociales accrues. Il ne s’agit pas de produire des discours, mais de proposer des solutions concrètes, accessibles, qui protègent les habitants au quotidien, en particulier les plus modestes.
Anticiper, sécuriser, accompagner : c’est cela, être responsable aujourd’hui.
Je suis et serai avant tout un maire de terrain. J’aime être à votre contact, écouter, discuter et rire avec vous, parfois ne pas être d’accord, mais toujours dans le respect et le dialogue. Travail, cinéma, déplacements à vélo, participation aux animations, fréquentation des cafés et restaurants : je vis notre ville, je la pratique, je la partage. Je crois profondément que c’est par la proximité, la sincérité et le travail que l’on recrée de la confiance et que l’on construit un avenir commun. Aujourd’hui, je m’engage à construire cet avenir avec vous : pour une ville qui nous ressemble, pour une ville qui nous rassemble.