Entretien avec Bérengère Merle, réalisé par Alex et Rémy pour la liste citoyenne Brioude autrement.
Je m’appelle Bérengère Merle, j’ai 41 ans et je suis secrétaire médicale au cabinet Montlaison. J’ai grandi et je vis à Brioude avec mon mari et nos enfants, scolarisés à l’école Sainte-Thérèse. J’habite dans le quartier des HLM route de Saint-Flour, je suis adhérente au centre socioculturel Déclic et membre de l’association des Visiteuses.
L’élément déclencheur fut la fermeture du centre de loisirs Léo Lagrange qui a impacté ma famille de plein fouet, la nouvelle étant tombée du jour au lendemain comme un couperet sans que rien ne laisse à penser qu’un tel événement allait arriver !
Mais dans le cadre de ma profession, je suis également en première ligne pour constater le manque de médecins et les difficultés propres au système médical en général. Je suis sensible à la détresse des gens et au manque de moyens mis en œuvre pour leur faciliter l’accès à une médecine décente. Leurs voix ne sont pas entendues ou, lorsqu’elles le sont, personne ne les prend réellement en compte.
Suite à la fermeture du centre de loisirs, j’ai trouvé auprès de Christophe Bédrossian une oreille attentive, quand personne ne voulait prendre en considération ma détresse et celle d’autres familles. Des mots justes et francs, pas de fausses promesses.
Puis les discussions partagées avec lui m’ont permis de constater que nous avions en commun des idées et des valeurs. J’ai alors découvert une équipe constituée de gens simples et accessibles, pas de chichis, de tous milieux sociaux, au sein de laquelle j’ai trouvé ma place. Des personnes qui œuvrent pour les besoins citoyens avant de se réclamer d’un bord ou d’un parti politique. C’est très important pour moi !
Je viens d’un milieu populaire qui perçoit souvent de l’injustice (logement, travail, difficultés financières pour accéder à de nombreuses activités, etc.) et dont les besoins sont trop souvent ignorés. Je souhaite porter la voix de ces personnes qui, lassées d’être écoutées à défaut d’être entendues, perdent confiance en leurs représentants. Je tiens à rester authentique, sans faux semblants, et ne cesserai de rappeler que les classes populaires ont toute leur place dans la cité, de nos enfants jusqu’à nos aînés.